LGV, vigilance indispensable pour l’avenir
Dans un développement très clairvoyant et pertinent Michel Bernard nous a fait prendre conscience de la fragilité de l’étoile ferroviaire de Dijon dont une seule branche est bien développée avec Paris. Vers l’est (Besançon, Mulhouse et Strasbourg), nous pouvons compter sur le TGV Rhin-Rhône dont les travaux sont en cours, mais pour la branche sud vers Lyon, la vigilance s’impose pour que Dijon se positionne bien aussi sur cet axe. Autre inquiétude : la saturation à moyen terme de la ligne TGV Paris-Lyon qui nous pénalisera à terme. Conclusion : la CCI est et sera plus que jamais présente sur ce dossier pour que Dijon existe dans le réseau ferroviaire à grande vitesse de demain.
Se féliciter de l'existence de la branche vers Paris, c'est oublier que des entreprises (dont la mienne) quittent Dijon parce que que si la ville et la région sont reliées à Paris, une heure quarante de TGV les rendent trop lointaines du "centre des affaires" national.
Il faut dire que si on prend cette ligne souvent, on craque très vite en subissant la lenteur de la portion Dijon-Montbard. Quel gâchis que ces kilomètres là.
Ne négligez pas cette ligne sous prétexte qu'elle existe car si elle répondait aux enjeux des années 80, c'est de moins en moins le cas pour ce siècle.
A l'heure où les temps de trajets nationaux diminuent, Dijon s'éloigne de Paris et devient de moins en moins attractive.
Rédigé par: Michael | ven. 17 avr 2009 à 21:42
Monsieur,
Je partage très largement votre analyse et c’est pourquoi la CCI Dijon s’investit pour que Dijon soit mieux desservie, au-delà du sempiternel argument « on est à 1 h 40 de Paris ».
Notre action prend plusieurs formes :
- Nous argumentons pour que Dijon devienne l’étoile ferroviaire TGV qu’elle aurait dû être dès l’ébauche des premières études : nos priorités sont en particulier l‘amélioration de la liaison Dijon/Paris sur la zone qui n’est pas encore en LGV et l’implantation d’une gare qui permettra d’exploiter au mieux le réseau Rhin-Rhône.
- Nous œuvrons pour l’établissement de lignes aériennes que je peux qualifier de désenclavement pour les liaisons vers l’ouest de la France, et en particulier Toulouse, Bordeaux, Nantes, et vers le sud avec Nice, au-delà de la connexion d’un hub européen permettant d’avoir une connectique vers les principales capitales.
- Pour ce qui est du réseau routier, nous pensons que la LINO doit être une priorité pour l’agglomération dijonnaise.
Je vous remercie de votre participation.
Patrick Laforêt
Rédigé par: Patrick Laforêt | jeu. 23 avr 2009 à 14:33